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L’échelle d’évaluation
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Photo: Dreamstime
Nous en avons tous une. Est-elle numérotée de un à dix ? S’agit-il d’une liste ? Au fond, c’est peut-être plus subtil et subconscient que ça. Quel que soit le critère, nous semblons tous avoir une échelle de comparaison privée avec les autres. Cette échelle peut s’appliquer à tous les aspects de notre vie personnelle et privée. « Jusqu’à quel point suis-je apprécié ? À l’école, mes enfants réussissent-ils ou se comportent-ils mieux que les autres ? »

« J’ai un problème avec ________________, mais au moins, je ne____________pas comme eux ! » Le syndrome classique qui consiste à « ôter la paille dans l’œil de mon voisin alors que j’ai une poutre dans le mien » est un poison mortel courant. Mais moi, je ne tombe pas souvent dans ce piège. Jamais de la vie ! Je suis beaucoup trop bien pour ça !

Je dois tout de même avouer, à ma honte, que dernièrement, je me suis justement vidée le cœur à un ami au sujet d’une personne qui aurait dû garder ses ragots blessants pour elle. Soudain – comme c’est ironique ! – je me suis aperçue que je venais de faire exactement la même chose en rapportant ces ragots… Quel hypocrite j’étais ! Je poursuivais le cycle blessant du partage d’informations privées, ce qui, au lieu de résoudre le problème, l’amplifiait.

La racine du problème

En examinant de près la racine de ce problème, une horrible vérité se fait jour. Quand j’estime que je suis meilleure que la plupart des gens de mon entourage, j’éprouve alors un sentiment de « confort », de « sûreté ». Après tout, je ne lutte pas contre certains péchés choquants, tels que la dépendance à la drogue, ou la pornographie ! Je suis donc supérieure aux autres. Quand je regarde ailleurs, il m’est plus facile d’écarter mes faiblesses et de me déresponsabiliser que de sonder mon propre cœur. Mon habitude de me confier à quelqu’un n’est, en fait, qu’une excuse à peine voilée pour propager des ragots blessants. Le fait de considérer ce péché moindre que les autres péchés ne m’excuse en aucune façon.

Jésus a prononcé des paroles qui vont droit au but, qui font réfléchir, et dont mon âme doit être pénétrée : « Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés. C’est du jugement dont vous jugez qu’on vous jugera, de la mesure dont vous mesurez qu’on vous mesurera. » (Matthieu 7.1, 2) En vérité, j’ai autant besoin de Jésus que les autres. Mes péchés ont cloué Jésus à la croix, eux aussi. Il n’est pas facile de me sonder et de confesser que je juge les autres alors que je n’ai aucunement le droit de le faire. Mais peut-être que ma reconnaissance de ce problème est le premier pas qui me permettra d’enlever la poutre de mon œil. Je prie Dieu de m’aider à fixer les yeux sur son exemple parfait au lieu d’avoir les autres constamment à l’œil.

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Par MiKaela Miller. Copyright 2014, GraceNotes. Tous droits réservés. L'emploi de ce matériel est assujetti aux règles d'utilisation. Traduit par Monique Lemay. Sauf mention contraire, les citations bibliques sont empruntées à la Bible Segond révisée (Colombe).


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