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La mélancolie
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Photo: Studiomill
« Évitez la mélancolie… » Il y a de nombreuses années, j’ai lu ces mots dans un article d’un magazine féminin chrétien. Une image les accompagnait, image d'un enfant qui, tenant une batte et un gant, regardait par la fenêtre la pluie tomber.

Qu'y a-t-il de mal à désirer le soleil quand il pleut ? me suis-je d’abord demandé. Mais au fur et à mesure de ma lecture, j’ai découvert la racine même de la mélancolie : mécontentement, convoitise, jalousie… bref, la transgression de la loi de Dieu.

Selon le Petit Robert, la mélancolie, c’est un « état d'abattement, de tristesse vague, accompagné de rêverie ». Je me souviens d’une camarade de classe de mon frère adolescent. Comme elle le regardait avec intensité ! Son cœur soupirait pour lui à un point tel que tout son être trahissait son sentiment. Malheureusement pour elle, mon frère ne supportait pas sa mélancolie, et n’avait pas la moindre intention de répondre à ses soupirs.

La mélancolie ne se limite pas à l'enfance ou à l'adolescence. Elle peut frapper à tout âge. Nous pouvons devenir obsédés par ce que nous croyons avoir besoin dans le contexte d’une relation conjugale, d'une situation au travail, d'un conflit familial, ou même d’un service religieux à l'église.

L'article soulignait que la mélancolie est l'ingrédient-clé pour détruire le mariage et la vie familiale. Voyez Ève regardant mélancoliquement le fruit défendu… Dieu savait ce que ses actions mélancoliques entraîneraient. En effet, des commandements inscrits de son doigt sur les tables de pierre, les cinq derniers exposent les fruits de la mélancolie : tu ne tueras point… tu ne commettras point d'adultère… tu ne déroberas point… tu ne porteras point de faux témoignage… tu ne convoiteras point.

Un désir obsessif

La mélancolie, c'est le désir obsessif de ce que l'on n’a pas – maison ou voiture que l’on ne peut s’offrir, convoitise du succès d'un autre ou d’une relation illicite, entre autres exemples.

Paul nous dit que l’antidote contre la mélancolie, c'est le contentement. « J’ai appris à me contenter de l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout, j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. » (Philippiens 4.11, 12).

Le contentement est une vertu qu'il nous faut acquérir et cultiver continuellement.

Quelle est la forme la plus dévastatrice de la mélancolie ? Le regret, peut-être –regret de ce que l’on a fait ou pas fait, dit ou pas dit. Des gens sont rongés toute leur vie par la culpabilité et l'angoisse (la culpabilité engendrée par leurs propres actions et l'angoisse engendrée par celles des autres) à cause de ce qui a été fait sans possibilité de retour en arrière. Paul a aussi une réponse à ce chapitre. Sa rencontre avec le Christ sur le chemin de Damas et sa prise de conscience de ses actes funestes envers ceux-là mêmes que le Christ avait appelés durent le remplir de remords. Une telle prise de conscience aurait pu l’anéantir ; cependant, le Christ l’éleva au-dessus d'elle.

« Mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus. » (Philippiens 3.13, 14)

« Je puis tout par celui qui me fortifie. » (Philippiens 4.13) C'est ça, la réponse de Paul. Et cette réponse peut aussi être la nôtre.

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Par Lois Pecce. Copyright 2012,
GraceNotes. Tous droits réservés. L'emploi de ce matériel est assujetti aux règles d'utilisation. Traduit par Monique Lemay. Sauf mention contraire, les citations bibliques sont empruntées à la Bible Segond révisée (Colombe).


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