Home > Archives > La Bible Dit >
.
Un symbole de courage
.
Photo: Dreamstime
J’habite en Alaska, mon État natal. Qu’est-ce qu’il fait froid aujourd’hui ! Et en plus, tout va de travers. Je me sens troublée, abattue, découragée.

Après avoir mis mon manteau et enfilé mes bottes, je sors dehors. Là, errant sans but dans la neige, je laisse le vent chasser l’anxiété qui m’étreint. Mes craintes de ce qui reste d’une semaine interminable, semble-t-il, étouffent ma joie. Je cherche quelque chose, n’importe quoi qui me rappellera que tout finit par s’arranger.

Comme j’arrive à la clôture entourant le jardin, mes yeux tombent sur une violette. Voilà qui est surprenant en une journée telle que celle-ci ! Elle est là, entourée de glace et de neige. Le vent ou le froid ne semble pas la déranger le moins du monde. Elle ne fait que relever son petit visage pour attraper quelque rayon de soleil, et fleurit exactement où elle se trouve – au cœur même du climat impossible d’un mois de mars en Alaska.

Je m’asseye dans la neige, à côté d’elle. Tiens, on dirait qu’elle me regarde et me sourit ! Et tandis que je m’accroche à ce sourire lumineux, le poids de ma souffrance commence à s’alléger. Tant pis pour le froid ! Je reste aussi longtemps que je peux, histoire de me plonger dans les leçons que cette humble plante va me donner aujourd’hui.

Un sentiment de petitesse et d’insignifiance

Quand je me sens insignifiante, trop petite, je dois me souvenir que Dieu ne me donne du courage que lorsque j’en ai besoin. La bravoure ne revient pas toujours à livrer de grandes batailles de la vie et à faire face aux pires obstacles. Parfois, ce sont les plus petites choses qui exigent la plus grande dose de courage de notre part.

Le courage, c’est simplement sourire quand tout va de travers.
C’est aller vers l’autre et lui faire du bien, quitte à sortir de sa zone de confort.
C’est réapprendre à aimer, au risque de souffrir (encore).
C’est se relever après que la vie nous ait secoués plus durement que nous ne l’aurions cru.
C’est pardonner, même quand la souffrance nous empêche de prononcer un seul mot.
C’est faire confiance au cœur d’une période tourmentée de la vie.

Nul ne naît avec le courage. Nous le développons au fur et à mesure que nous cessons de contempler ce que nous sommes et ce qui nous fait peur pour faire ce qui doit être fait.

Alors que je prends conscience que Dieu m’a mise ici pour un temps tel que celui-ci, mes craintes s’évanouissent, l’une après l’autre. Je trouve la force d’aller de l’avant malgré mon profond sentiment d’insignifiance.

Les années passent. Je réfléchis souvent à cette petite violette que Dieu a plantée dans la neige. J’y pense chaque fois que je suis en butte aux difficultés, que je subis des revers qui m’effraient et me font sentir insignifiante. Je la revois fleurir dans le froid et le vent plus d’un mois avant son temps. Et soudain, le courage dont je me crois dépourvue refait surface.

La Bible dit : « Il donne de la force à celui qui est fatigué et il augmente la vigueur de celui qui est à bout de ressources. » (Ésaïe 40.29)

 Réagissez à cet article.  Lisez les commentaires de nos lecteurs
______________________________
 
Par Chantel Brankshire. Copyright 2012,
GraceNotes. Tous droits réservés. L'emploi de ce matériel est assujetti aux règles d'utilisation. Traduit par Monique Lemay. Sauf mention contraire, les citations bibliques sont empruntées à la Bible Segond révisée (Colombe).


SiteMap. Powered by SimpleUpdates.com © 2002-2016. User Login / Customize.