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Une mangeoire, des oiseaux, et une leçon
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Photo: Dreamstime
Tout commence en janvier, par une froide journée d’hiver. Tandis que je rends visite à mes parents à leur ferme, je m’assieds près du feu, rêvant de jours plus cléments où je pourrai enfin sortir et me promener de nouveau dans les montagnes. Je prends une de leurs revues sur la nature et lis un article sur l’art de photographier les oiseaux. Son auteur dit que les gens pensent souvent qu’il dispose d’une caméra professionnelle ou qu’il voyage pour croquer les oiseaux sur le vif. Mais c’est loin d’être le cas ! Il s’est simplement borné à rapprocher sa mangeoire de la fenêtre.

J’aime la photographie et le plein air, mais je tolère mal le froid. Quelle idée de génie a eu ce photographe ! Après en avoir parlé à mon mari, je place notre mangeoire près de la fenêtre de la buanderie. Puis j’installe ma caméra sur un trépied. Ensuite, j’ouvre un peu la fenêtre et baisse les stores. Enfin, je m’installe et attends avec patience.

Depuis ce jour qui date de quelques mois maintenant, je passe de nombreuses heures à surveiller les oiseaux grâce au viseur de ma caméra. Pendant ces attentes, j’ai l’occasion d’apprendre certaines choses sur les oiseaux. Petit à petit, je commence à reconnaître certains d’entre eux par leurs chants, et ce, avant même de les voir. Mais, au fait, je me demande si les gens nous connaissent par nos chants ou nos paroles de chaque jour… Ceux qui nous entourent nous reconnaissent-ils par nos paroles dures, nos plaintes, ou par nos paroles réconfortantes, encourageantes ?

Arrêt, immobilité, patience

Tout en prenant des photos des oiseaux, j’apprends trois choses importantes. Je dois m’arrêter, ne pas bouger, et être patiente. En attendant bien tranquillement que les oiseaux viennent, je me demande soudain si ce n’est pas ce que nous devons faire pour mieux connaître Dieu. Que de choses manquons-nous dans l’agitation de nos journées bien remplies ! Nous faisons notre culte personnel à toute vitesse, nous prions avec précipitation. Et voilà que nous échappe cette instruction fondamentale : « Arrêtez, et reconnaissez que je suis Dieu » (Psaumes 46.10).

Arrêtez-vous. Soyez patient. C’est contre la nature humaine, j’en conviens, mais c’est comme ça que nous apprenons le mieux. C’est lorsque j’étais penchée, l’œil contre le viseur, que j’ai appris à écouter intensément les sons. Maintenant, quand j’entends le bruissement des ailes en mouvement, je me prépare rapidement à prendre une photo parce qu’un oiseau est sur le point de visiter la mangeoire. J’ai appris à ne pas abandonner lorsque tous les petits oiseaux partent brusquement. Habituellement, quand je supporte le vent et que j’attends un tout petit peu plus longtemps, j’ai le bonheur de voir un plus gros oiseau se poser sur la mangeoire. Réfléchissons un instant : est-ce que vous et moi restons assez longtemps focalisés sur Dieu pour être prêts à répondre à sa plus petite incitation ? Lorsque nos espoirs et nos rêves s’envolent brusquement et qu’il ne reste que le vent cinglant, acceptons-nous d’attendre un peu plus longtemps ?

Vous savez, rien qu’en attendant et en observant les oiseaux, j’en ai plus appris sur eux en quelques mois seulement qu’en 46 ans ! Imaginez ce que vous et moi pourrions découvrir sur Dieu si nous nous arrêtions, si nous attendions et étions attentifs à sa voix !

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Par Donice Palmer. Copyright 2011, GraceNotes. Tous droits réservés. L'emploi de ce matériel est assujetti aux règles d'utilisation. Traduit par Monique Lemay. Sauf mention contraire, les citations bibliques sont empruntées à la Bible Segond révisée (Colombe).


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