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Des soupirs à la gloire
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Photo: iStock
« Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. » (Romains 8.22)

Je crois que Dieu entend tous les soupirs qui montent de la terre. Ceux que poussent les victimes du cyclone qui a ravagé le Myanmar n’échappent pas à son oreille. Les voyez-vous, ces victimes ? Une colonne de femmes et d’enfants au ventre creux, munis de bols et de seaux, attendant une nourriture hypothétique ; un garçon fixant d’un regard vide le champ inondé où se trouvait sa maison ; un couple et leurs trois enfants flanqués de leurs maigres biens tenant dans un panier et deux sacs, en quête d’un abri ; d’innombrables mères arrachant leurs enfants morts aux eaux des rivières en crue. Pourtant, tous ces soupirs ne représentent qu’une fraction de ceux qui s’élèvent d’un pays pleurant ses 62 000 morts ou disparus.

Les plaintes des victimes du tremblement de terre qui a frappé la Chine montent également jusqu’à Dieu : n’entendez-vous pas celles de cette jeune femme terrorisée qui s’efforce de se libérer du béton qui l’emprisonne ? celles de cette femme enceinte évacuée d’un hôpital alors qu’elle est sur le point de donner naissance à son enfant ? Ne frissonnez-vous pas aux cris de désespoir des parents qui, se tenant près des ruines de l’école secondaire Juyuan, attendent sous la pluie tandis que les secouristes dressent la liste des jeunes victimes sur un tableau. Là encore, ces plaintes ne sont qu’un faible échantillon de celles qui montent d’un pays pleurant ses 12 000 morts, de celles de milliers de victimes encore prisonnières des décombres.

Les douleurs de l’enfantement

Ces terribles événements semblent indiquer que notre monde est entraîné dans une spirale incontrôlable. Ils suscitent une même interrogation chez ceux qui ont peur comme chez ceux qui attendent : « Serait-ce la fin ? » disent-ils. Un jour, les disciples ont demandé à Jésus quel serait le signe de son avènement. « Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, par endroit, des famines et des tremblements de terre. Tout cela ne sera que le commencement des douleurs », a répondu Jésus (Matthieu 24.7,8).

Nous vivons certainement ces douleurs de l’enfantement, douleurs que je connais bien. Elles m’ont réveillée à une heure le jour de la naissance de ma fille. J’ai passé les onze heures suivantes à souffrir épouvantablement. Je n’avais qu’un souhait : que ces douleurs cessent et que je puisse enfin tenir dans mes bras l’enfant que j’attendais depuis si longtemps.

Il peut nous arriver de penser que Dieu ne s’intéresse guère à notre situation. Néanmoins, les soupirs qui s’élèvent sans interruption de la terre sont loin de passer inaperçus. Pas un seul n’échappe à celui qui a donné sa vie pour les êtres humains. Un jour, il reviendra nous chercher. Tout comme j’ai oublié mes souffrances lorsqu’on m’a tendu ma fille, toutes nos peines terrestres seront oubliées le jour où nous verrons Jésus venir à notre secours. Paul, dans Romains 8.18, l’affirme en ces termes : « J’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui sera révélée pour nous. » Un jour, bientôt, Jésus transformera nos soupirs en une gloire éternelle. Alléluia !

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Par Brenda Nancy Canwell. Copyright 2015,
GraceNotes. Tous droits réservés. L'emploi de ce matériel est assujetti aux règles d'utilisation. Traduit par Louise Geiser. Les citations bibliques sont empruntées à la nouvelle version Segond révisée, 1978.


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