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Plus qu'un dixième
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Photo: Stock.xchng
Lorsque je réfléchis en quoi consistent mes responsabilités envers mon prochain, j’emprunte souvent aux pouvoirs politiques leurs termes insensibles et dépourvus d’émotion. Depuis quelque temps toutefois, il me semble qu’il est, au mieux, insuffisant, et au pire, nocif, de considérer le monde qui m’entoure en ces termes. Le spectacle récent de ces villes détruites par les ouragans, les plus petites d’entre elles carrément abandonnées par les autorités, démontre bien qu’il manque une pièce au puzzle social. Pour résoudre celui-ci, il faudrait employer une autre structure. Bien que je regimbe souvent à l’idée de mêler la politique à la religion, lorsque les questions politiques portent sur notre manière de traiter nos frères et sœurs en Christ, il est absolument approprié de le faire. Heureusement, notre manière de traiter nos semblables constituait un sujet de choix pour Jésus quand il était ici-bas.

L’évangile de Luc dénonce sans ambages l’erreur de se limiter à vivre selon la lettre de la loi plutôt que selon l’esprit de Christ. Voyons ce que Jésus dit dans Luc 11.39-42 :

« Vous, pharisiens, vous purifiez le dehors de la coupe et du plat, et à l’intérieur vous êtes pleins de rapine et de méchanceté. Insensés ! celui qui a fait le dehors n’a-t-il pas fait aussi le dedans ? Donnez plutôt l’aumône du fond du cœur, et tout sera pur pour vous. Mais malheur à vous, pharisiens ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de la rue, et de toutes les plantes potagères, et que vous négligez la justice et l’amour de Dieu : c’et là ce qu’il fallait pratiquer sans omettre le reste. »

Au secours de notre prochain

Ni notre répugnance à franchir les limites de vitesse ni notre bonne grâce à payer nos impôts ou à rendre nos dîmes ne satisfont Dieu. Il n’attend pas de nous un style de vie à même d’assurer notre confort, mais il espère que celui-ci nous permettra de venir au secours de notre prochain. Dieu étant l’auteur de toute bénédiction, si nous voulons le servir, nous devons à notre tour chercher le bien d’autrui. Christ réprimanda les pharisiens non pas en raison de leur insistance à observer la loi, mais à cause de leur insistance à n’obéir qu’à celle-ci. La vie que nous sommes appelés à mener est une vie de sacrifice. C’est celui-là même qui a consenti au sacrifice ultime qui nous appelle à un tel désintéressement.

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Par Garrett Gladden. Copyright 2014, GraceNotes. Tous droits réservés. L'emploi de ce matériel est assujetti aux règles d'utilisation. Traduit par Louise Geiser. Les citations bibliques sont empruntées à la nouvelle version Segond révisée, 1978.


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