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Le tombeau vide
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Photo: iStock

Lorsqu’il nous arrive de penser à quelque chose de vide, cette pensée est souvent négative : un pot de biscuits vide, un portefeuille vide, un réservoir d’essence vide, ou une maison vide. Pâques vient juste de passer, et je me suis souvenue d’une autre chose vide : le tombeau de Jésus. Comme je suis heureuse qu’il le soit !

Le fait que ce tombeau soit vide me remplit d’espérance. Cette tombe inoccupée promet qu’un jour notre nouveau monde sera également vide : les chagrins, les pleurs, la souffrance et la mort y seront absents.

Je n’oublierai jamais le jour où notre fille alors âgée de quatre ans rappela à ma mémoire l’importance du tombeau vide. C’était un après-midi ordinaire, paisible. J’étais seule dans notre salle de séjour lorsque le téléphone sonna. Une horrible nouvelle me fut annoncée.

« Nancy ! me cria la voix au bout du fil. Shannon vient d’être assassinée ! » Le combiné me glissa des mains, et, sous le choc et la douleur, je tombai presque à genoux.

Plusieurs années auparavant, Shannon avait été un membre fidèle de notre groupe de jeunesse. Elle était le genre d’adolescente sur qui on pouvait compter – toujours disposée à aider, à servir, et à encourager les autres. Elle comptait parmi les personnes les plus gentilles que je connaissais. Première gardienne de ma fille, elle était une véritable servante mettant sa vie au service des autres. Mais maintenant, par un acte brutal, nous souffririons en permanence de son absence.

Muette de douleur

Impossible de me rappeler du reste de l’appel téléphonique. Je ne me souviens que d’une chose : la douleur me rendit muette. J’étais dans un choc tel que lorsque je fis part de la nouvelle aux miens, je ne versai pas une larme. Mais plus tard ce jour-là, à l’heure du repas, les larmes eurent finalement raison de moi.

– Qu’est-ce qu’il y a, Maman ? me demanda ma fille, les sourcils froncés.

– Chérie, je pleure parce que je suis triste. Shannon a été tellement blessée que les médecins n’ont pu la sauver.

– Ne pleure pas, Maman, me dit-elle d’un ton rempli d’espérance. Tu sais que Jésus, à son retour, fera sortir Shannon du tombeau !

Pour elle, c’était un fait. Aucun doute possible. Jésus avait promis, et un jour, il tiendrait sa promesse.

Lorsque vint Pâques, ma fille me fit un dessin que je plaçai dans notre album familial. Pour certains, son dessin ressemblait à des cercles, des lignes et du gribouillage. Mais pour moi, il illustrait exactement ce qu’elle disait qu’il était – le soleil brillant avec force, un ange dans le ciel, une Marie souriante, et Jésus se tenant à côté d’un tombeau vide. Ce croquis me parlait de la foi d’une petite fille qui croyait simplement ceci : tout comme Jésus avait promis qu’il ressusciterait – et il était ressuscité – il promit de ressusciter ceux que nous aimons – et il le fera. Alléluia !

« Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes : Pour vous, n’ayez pas peur, car je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n’est pas ici ; en effet il est ressuscité, comme il l’avait dit. » (Matthieu 28.5,6).


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Par Nancy Canwell. Copyright 2015, GraceNotes. Tous droits réservés. L'emploi de ce matériel est assujetti aux règles d'utilisation. Traduit par Monique Lemay. Les citations bibliques sont empruntées à la nouvelle version Segond révisée, 1978.


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