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Blessures d'amour-propre
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Photo: Keith Syvinski
Dans la Bible se trouve l’histoire d’un investisseur dont l’amour-propre fut blessé. Son patron donna respectivement à ses deux meilleurs amis cinq et deux talents à investir au nom de la compagnie tandis que lui n’en reçut qu’un. Occasion rêvée de faire la moue !
 
Vous rappelez-vous d’une occasion où vous avez décidé de vous retirer – momentanément, dirons-nous – et de ne plus jouer de rôle dans la famille de Dieu ? Plusieurs facteurs peuvent nous amener à rester sur la touche. Parfois, la colère. Ou bien, des blessures d’amour-propre. Ou encore, une responsabilité dont l’insignifiance nous paraît telle que nous préférons carrément nous abstenir.
 
Au mois de janvier 1997, Al Gore – « l’éternel second » – prêta serment pour son second mandat en tant que vice-président de Bill Clinton. Le premier mandat de Clinton se terminait à midi le 20 janvier, mais la cérémonie prit quelques minutes de retard. Par conséquent, Al Gore fut assermenté en tant que vice-président à midi, et Clinton plaça sa main sur la Bible cinq minutes plus tard. Selon une lecture littérale de la Constitution, Clinton n’exerça pas la fonction de président pendant ces cinq minutes. Et comme Gore avait déjà prêté serment, et qu’il était le premier en ligne derrière lui, eh bien, pendant 300 secondes, M. Albert Gore III fut, d’une certaine manière, président des États-Unis d’Amérique. Quelle affaire ! (Lui qui espérait ce poste depuis sa troisième année primaire.) Après une vie politique faite d’espoir, de rêve et d’efforts, ce fut tout ce qu’il obtint : cinq minutes à la présidence dans une bulle technique invisible.
 
Heureusement, Gore avait le sens de l’humour. Plus tard, lors du dîner annuel se déroulant au Club Gridiron à Washington où il est de mise de faire des blagues, il se leva devant les dignitaires pour parler de sa « présidence de cinq minutes ». « Les historiens vont aimer étudier l’administration Gore, remarqua-t-il de son habituel ton de voix monocorde. Notre pays était en paix, ici aux États-Unis et outre-mer. L’inflation demeura faible et l’économie explosa – 3,1 nouveaux emplois. Il y eut moins de crimes pendant ma présidence que pendant toute autre présidence au 20e siècle – démocrate ou républicaine. De plus, nos rues devinrent plus sécuritaires avec deux nouveaux officiers de police, Bob et Duane. »
 
Comparaison et apitoiement sur soi
 
À la différence de ce politicien résilient, nous adoptons souvent l’état d’esprit du troisième investisseur qui se laissa happer par les courroies doubles de la comparaison et de l’apitoiement. « Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un trou dans la terre et cacha l’argent de son maître. » (Matthieu 25.18)
 
Il est clair que son amour-propre avait été blessé. N’avait-il pas reçu qu’un seul talent ? Leur maître leur avait partagé cet argent en se basant sur leurs compétences. Par conséquent, cela voulait dire qu’il mettait en doute ses capacités. Nous avons naturellement tendance à nous attribuer plus de qualités que l’observateur extérieur comme le démontre la très populaire émission American Idol. C’est un défi quotidien que de toujours nous souvenir que nous jouons tous dans la même équipe formidable, que nos victoires reviennent toutes au même camp, et qu’un tendre maître assigne les talents selon sa sagesse infinie et son amour pour nous.
 
Par conséquent, nous devons garder nos yeux fixés sur le but final, non sur nos états de service individuels.
 
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Par David Smith. Copyright 2013, GraceNotes. Tous droits réservés. L'emploi de ce matériel est assujetti aux règles d'utilisation. Traduit par Louise Geiser. Les citations bibliques sont empruntées à la nouvelle version Segond révisée, 1978.


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