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Le cadeau
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Photo: MorgueFile
Dans ma main reposait une forme cylindrique que l’on venait d’y placer avec soin. Un léger cliquetis se fit entendre lorsque je repliai mes doigts sur elle. Malgré mes yeux fermés, je reconnus instantanément l’objet : c’était un kaléidoscope ! Depuis toujours j’en désirais un et voilà qu’il m’était offert ! J’ouvris les yeux et le regardai, un sourire flottant sur mes lèvres. Un étrange sentiment de satisfaction m’envahit, un peu comme lorsque votre estomac est plein après un repas exceptionnellement délicieux. Après tant d’années de timide attente, il était là, ce cadeau si simple, mais pourtant si parfait.
 
Je ne pus m’empêcher de le tourner vers la lumière. Je fermai l’œil gauche, et de l’autre, regardai dans l’ouverture. Au moindre mouvement de ma main, les éclats de verre vivement colorés produisaient des figures symétriques ressemblant à de minuscules soldats de plomb à la parade. J’avais 45 ans et ma vie avait pris tant de tournants… À l’image du kaléidoscope, chaque circonstance m’avait confrontée à de nouvelles formes et couleurs, certaines acérées et douloureuses, d’autres rondes et douces. J’avais appris à agir avec prudence et à ne pas craindre le changement, car celui-ci, je l’avais compris, était inévitable.
 
Mais qu’est-ce qu’un kaléidoscope sans lumière ? Dans la vie, la lumière, c’est l’amour. Car, peu importe ce qui vous arrive, avec l’amour, vous retomberez toujours sur vos pieds. Quel que soit le tour pris par les évènements, je me suis rendue compte que si le contrôle de ce qui se produit à l’extérieur de mon kaléidoscope m’échappe, je peux cependant contrôler ce qui m’arrive ainsi que ma manière de percevoir les choses. Je choisis de maîtriser l’impact que le changement aura sur moi et le temps que je mettrai à taper des pieds ou à pleurer.
 
Incitatif à la contemplation
 
Si j’avais reçu ce kaléidoscope pendant mon enfance, peut-être l’aurais-je mis de côté momentanément ou pour toujours après quelques rapides rotations. Qui sait ? Mais aujourd’hui, je perçois comme un honneur de tenir dans ma main ce à quoi mon cœur d’enfant aspirait. Cet instrument m’incite tellement à la contemplation.
 
Qui inspira sa création ? Michel-Ange, Lois Tiffany ou Dieu ? Un simple tour de main, et voici qu’un jardin luxuriant, un vitrail éclatant, un univers glorieux surgit sous mes yeux. Enfants, nous touchons à tout et voulons tout voir. C’est ainsi que nous découvrons le monde. Cependant, voir et regarder constituent deux expériences totalement différentes. Un kaléidoscope vous donne l’occasion de faire les deux.
 
Je suis reconnaissante envers celui qui m’a offert ce beau cadeau, car il me connaissait assez pour savoir combien je chérirais et apprécierais cet arc-en-ciel de bonheur que je tiens soigneusement dans ma main.
 
« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle », lisons-nous dans Jean 3.16. Dans sa suprématie, Dieu donne. Il sait de quelle matière nous sommes formés et quelles sont les plus profondes aspirations de notre âme. Il nous préservera au milieu des pires expériences et, d’un tour de main, il nous accueillera dans la glorieuse et éclatante lumière de son pardon et de son amour.
 
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Par Cathy Ireland. Reproduit avec l’autorisation de Canadian Adventist Messenger, juillet 2006. Copyright 2010, GraceNotes. Tous droits réservés. L'emploi de ce matériel est assujetti aux usage guidelines. Traduit par Louise Geiser. Les citations bibliques sont empruntées à la nouvelle version Segond révisée, 1978.


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